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Autopublication Kindle: les nouveaux donneurs de leçons

Autopublication Kindle: Les nouveaux donneurs de leçonsHey les Plumo’s !

Pour ceux et celles d’entre vous qui pensaient encore naïvement que l’auto-édition permettait de s’affranchir de certaines normes de qualité comme l’orthographe, la mise en page, le formatage… La douche froide coule à flots.

Un bien pour un mal car heureusement, il y a des personnes engagées dans la communauté pour apporter leur contribution avec quelques coups de pouce concrets pour améliorer les choses, comme par exemple Bruno Challard et votre serviteur ici présent, chacun à notre manière.

Mais il y a aussi… D’autres auteurs auto-publiés – et c’est cela le comble – qui jouent les donneurs de leçons et ne se contentent pas de faire de la critique gratuite sur les pratiques de confrères qui se débrouillent mieux qu’eux, mais vont parfois même jusqu’à remettre en cause – entre autres – le système d’Amazon Kindle, sans lequel pourtant ils n’auraient jamais pu se lancer aussi facilement dans l’auto-édition numérique.

Donneur de leçon 1: Columbo 2.0

Dans ce registre, l’un de ces donneurs de leçons mal placés (ce qui est souvent le cas de ces derniers) se prend pour une sorte d’inspecteur Columbo du numérique en menant des pseudo-investigations sur “Les coulisses du Top 100 Amazon Kindle“.

Le fruit de son enquête a conduit notre détective du dimanche à une conclusion à l’emporte-pièce, tout comme le reste de son “enquête” d’ailleurs: Oh scandale, le fameux Top 100 serait-il en quelque sorte… “Truqué” ?

Parmi d’autres arguments plus tartignoles les uns que les autres et étalés sur un article inutilement ampoulé de son blog, on relèvera notamment d’acerbes critiques sur le principe d’échanges de commentaires entre auteurs indépendants, sur le soutien de confrères pour faire descendre les critiques négatives, sur le système MyKindex dont je parlais dans un article récent avec l’interview de Sébastien Cerise et enfin, sur le système Amazon Kindle lui-même qui serait – dixit les remarques à peines voilées du détective en herbe – “complice” d’un système de magouillage.

Comme si ça ne suffisait pas, le gonze en rajoute une couche en publiant une suite (moins longue, ouf!!) en se gaussant d’avoir obtenu des tas de visites uniques avec son article, ce qui a le mérite d’apporter un élément perspicace: Il vient de s’apercevoir que la polémique pouvait générer du buzz. Quelle découverte !

En toute objectivité, je serais malhonnête si je ne reconnaissais pas que certains autres arguments de son article sont défendables: par exemple dans les cas d’auteurs qui publient sans se soucier de l’orthographe et du confort de lecture, puis se font la courte échelle à coups de commentaires complaisants ou en faisant appel à la famille et aux amis pour déposer des 5 étoiles. On ne peut pas contester ça.

En revanche ce qu’il occulte, c’est qu’à côté de cela il n’y a absolument aucun mal – en suivant le bon processus – à s’entraider pour obtenir des commentaires car qu’on le veuille ou non, un lecteur potentiel s’attarde plus facilement sur un ebook commenté. Ce que j’appelle le “bon processus” est celui-ci =

Commentaires sur Amazon

Ne JAMAIS demander des commentaires complaisants aux copains et/ou à la famille. C’est totalement inutile et en plus de tromper les lecteurs, c’est pour vous totalement improductif à terme. Par contre, rien n’empêche de solliciter des collègues auteurs indépendants (par exemple dans une communauté) en leur offrant la possibilité de télécharger votre ebook gratuitement (KDP Select), ceci en leur offrant deux possibilités:

1. Si l’ebook leur a vraiment plu pourquoi pas laisser un commentaire pour l’exprimer, en se souvenant qu’eux-mêmes peuvent vous proposer cette possibilité plus tard.

2. S’ils relèvent des points négatifs, par exemple orthographe, formatage, ebook trop court par rapport au prix, etc… Ne pas hésiter à vous faire leurs remarques en toute sincérité et de préférence en privé, pour vous permettre d’améliorer votre contenu.

Voilà pour le coup des commentaires et pour les…

Votes sur les commentaires Amazon

Si vous avez des commentaires négatifs, analysez-les avec du recul en essayant de pas trop le prendre personnellement (je sais c’est parfois très dur !!) car ils peuvent parfois, être justifiés et même vous pousser à améliorer votre contenu. La meilleure façon de prévenir ce genre de mésaventure reste encore d’observer le processus suggéré juste au-dessus, afin de recueillir les remarques qui vont vous permettre d’améliorer avant que ne pleuvent les critiques publiques.

Je vous suggère deux possibilités totalement gratuites, que vous pouvez utiliser toutes les deux:

1. Le système d’entraide de Bruno Challard, une excellente initiative consistant à s’échanger gratuitement des services utiles entre auteurs indés (entre autres pour votre orthographe, couverture…) en cliquant ici.

2. La communauté des Plumo’s et plus spécialement notre “conference-room” sur Skype dans laquelle on s’échange gratuitement trucs & astuces mais aussi parfois des commentaires (dans le respect du processus décrit plus haut) en cliquant ici.

Maintenant si même après avoir analysé froidement un commentaire négatif vous constatez une critique “gratuite” qui n’a absolument rien de constructif ni pour vous ni pour les autres lecteurs alors…  N’en déplaise à Mr L’inspecteur… Il n’y a absolument aucun mal à demander aux collègues d’aller cliquer “Non” en masse devant “Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?” si vous estimez vous-mêmes comme étant inutiles des critiques émises la plupart du temps par d’autres auteurs, radins et frustrés, qui sautent sur les jours de gratuité pour descendre en flèche un bouquin qui risque de se vendre mieux que le leur et/ou – pire – n’ont même pas lu votre bouquin du tout.

On va revenir sur le coup des attaques envers MyKindex et Amazon dans…

Donneu(se) de leçon 2: Maman je-sais-tout

A propos de MyKindex

Autant j’ai eu un éclair de compassion et de compréhension pour le gamin qui a peine à faire décoller son book dans les classements et projette une espèce de reflet à travers ses élucubrations, autant j’ai vécu une grande déception en lisant l’un des derniers articles d’une auteure/blogueuse dont j’appréciais pourtant le travail jusque-là.

En gros selon son article, faire appel à MyKindex se résume à placer dans le Top100 des contenus copiés-collés sur le web. Pour quelqu’un qui semblait jusque là savoir faire la part des choses, la conclusion est plutôt surprenante mais bref, chacun son avis sur la question et Sébastien Cerise est assez grand pour défendre son “bébé” tout seul.

Elle nous fait comprendre aussi que 1/ Passer un peu de temps à faire des recherches sur le web, les forums… Avant de publier,  puis 2/ Passer par un système comme MyKindex pour avoir un coup de pouce dans les classements… Sont des pratiques qui reviennent – je cite – à “arnaquer intellectuellement les gens, en bafouant le droit d’auteur…” et gagner sa vie à rien faire en vendant des livres.

Précisions: 1/ Pour ceux et celles – ne vous en déplaise madame – qui ont choisi de publier du contenu informatif, l’utilisation de forums sur un sujet en retenant les meilleures questions/réponses avant de publier, est un très bon moyen pour s’inspirer puis écrire son propre contenu après avoir mieux cerné son lectorat, pas forcément pour faire du plagiat. 2/ L’essence même de la pub – qu’il s’agisse de MyKindex ou autre – est de mettre plus en avant ce qu’on présente, c’est la qualité d’un ebook qui fera la différence sur le moyen et long-terme, puis effectivement la fidélisation ou pas des lecteurs par blogging, newsletter etc…

Si la pub vous plait pas sortez avec un bandeau, arrachez la moitié des pages de magazines que vous lisez, puis n’allumez jamais la TV ou bien coupez le son, mais de grâce ne venez pas nous donner des leçons de marketing.

A propos d’Amazon

“Maman” en rajoute une couche en sous-entendant comme le fiston (l’inspecteur deux-zero) qu’Amazon tirerait profit d’un système de magouillage, et va jusqu’à reprocher à la société de ne pas prêter attention à des allusions injurieuses.

Perso si j’avais en charge la communication d’une boîte prestigieuse à la réputation solide, je crois que je ferais preuve d’un plus grand mépris encore face à quelques jappements ingrats (pardon pour le terme, c’est pas péjoratif mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour illustrer des protestations mal placées envers la main qui les nourrit).

Conclusion

Ma suggestion pour les donneurs de leçons (pas seulement ces deux-ci mais tous les autres aussi), est de retourner sept fois leur souris avec le poignet avant de cracher dans la soupe. Rappelons au passage qu’Amazon ne s’est pas imposé comme leader avec des “magouilles” mais bien en sachant amener sur le marché ce qu’il fallait au moment où il le fallait, en améliorant leur qualité de service tenant compte des utilisateurs.

Ils ont toujours su accorder de l’importance aux remarques constructives, tout en laissant sur le bord des avis de grincheux patentés et autres auteurs jaloux qui feraient mieux de se remettre en question les premiers, surtout sachant que la plupart du temps nous n’aurions probablement jamais entendu parler de leurs bouquins si le système Amazon KDP n’existait pas, et ceci tel qu’il est.

Ce temps que vous passez à dire à d’autres auteurs indépendants ce qu’ils devraient faire ou ne pas faire pour faire connaître leurs bouquins, ou à pester vainement contre Amazon, pourquoi ne l’utiliseriez-vous pas pour vous remettre en question vous, et non pas ceux qui vendent et proposent un service d’aide à la vente ?

Les marketeurs ne viennent pas vous donner des leçons sur la meilleure façon d’écrire, alors de grâce n’allez surtout pas leur donner des leçons sur la façon de faire du marketing.

Vous semblez être de bons auteurs et avoir du style, avec la volonté d’utiliser le blogging pour apporter votre pierre à l’édifice. Voilà un esprit qui vous va bien: Pourquoi ne l’entretenez-vous pas, au lieu de balancer inutilement et gratuitement des coups de pieds dans la ruche ?

CQFD

Des commentaires, réactions ? @ vos souris & claviers !

Eric – La Plume



      
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7 réponses à “Autopublication Kindle: les nouveaux donneurs de leçons”

  1. Canovi says:

    “jappements ingrats”… :-) j’adore cette expression !

    • .. C’est sorti tt seul lol – J’ai juste du mal à concevoir qu’on puisse protester contre un système dont on tire soi-même profit, en l’occurrence le fonctionnement de KDP pour l’auto-édition.

      @micalement

      Eric – La Plume

  2. Marie-Noël says:

    D’accord avec toi Eric, Amazon est une opportunité pour nous auteurs indépendants. L’assistance y est top aussi bien en tant que lecteur qu’en tant d’auteur. Et franchement, on ne prend pas de gros risques de se faire une idée par soi-même.

    Et malgré que je suis également éditrice Internet, certaines de mes publications vont atterrir prochainement sur Amazon.

    Marie-Noël

  3. Nicolas says:

    Je vous trouve dur avec ces deux bloggers.
    Amazon n’a certainement aucun intérêt au développement de systèmes comme MyKindex, car l’enjeu est la confiance des lecteurs. Si n’importe quel titre peut se retrouver dans le top 100, les clients d’Amazon ne lui feront plus confiance.

    Les deux bloggers simplifient un peu les choses, en considérant comme acquis le fait qu’être dans le top 100 génère automatiquement des ventes. Ils oublient qu’un livre ressort du top aussi vite qu’il y est entré si sa qualité ne justifie pas ce niveau de ventes. Et les commentaires utilisateurs ainsi que sa note moyenne le renverront très vites dans les oubliettes du classement.

    Dans son enquête, Columbo oublie également de regarder depuis combien de temps un livre est dans le top 100. Beaucoup de titres n’y sont que pour quelques jours/quelques heures, probablement les titres de ceux qui ont “triché” pour obtenir cette place.

    On peut donc reprocher à MyKindex de jouer sur la naïveté d’auteurs qui s’imaginent qu’il manque juste un peu de visibilité à leur titre pour qu’il soit enfin populaire. Ce n’est pas impossible, juste très peu probable. C’est un rêve vendu pour pas si cher que ça. Il y en a d’autres qui le font, la française des jeux par exemple…

    L’autre point que l’on peut repprocher à MyKindex, c’est qu’il n’y a que 20 places dans le top 20. Il y aura donc mécaniquement une surenchère, une augmentation correspondante des tarifs, et très rapidement les auteurs indépendants n’auront plus les moyens de s’offrir ce genre de services…

    • Hey Nicolas,

      Merci pour ton commentaire. Oui ! Je me trouve un peu dur avec ces deux bloggers aussi, en me relisant. Mais, en les lisant eux je les ai trouvé très durs aussi, à leur façon, envers nombre de leurs confrères et – paradoxalement – avec une entreprise aussi smart qu’Amazon qui leur permet pourtant de s’autopublier.

      Et effectivement, ils occultent certains points qui auraient pu générer un compte rendu un peu plus modéré. Je suis d’acc’ avec ton analyse du Top100 et perso, c’est pas ma stratégie: on peut avoir quelques ebooks non-classés dans le top et générer des revenus (par ex. Avec la stratégie des différents noms de plume pour tabler sur le nombre – ce qui n’empêche pas de surveiller la qualité et, le contenu informatif a l’avantage de s’inscrire dans la durée).

      Maintenant, ayant des camarades auteurs (littéraires ou non) qui font des efforts à la fois sur la qualité de leur contenu et leur marketing, je me sens blessé pour eux face à certains passages des articles de ces blogueurs, mais aussi pour les lecteurs qu’il faudrait pas prendre pour des billes.

      Concernant Mykindex, il y a sans aucun doute des avantages et des inconvénients au système mais il faut peut-être pas jeter le bébé avec l’eau du bain non plus. Comme tout système, tout dépend l’utilisation qu’on en fait. Toutes proportions gardées, si on prend l’exemple d’une entreprise qui utilise tous ses moyens pour faire connaître un produit sans qualité, doit-on blâmer l’agence de pub, le magazine ou la chaîne de TV qui diffuse les spots ? Le débat reste ouvert mais très sincèrement… Je pense qu’il s’arrêtera jamais !

  4. TROUSLARD says:

    Ça c’est envoyé. C’est dense, c’est juste et bien écrit, ce qui ne gâte rien évidemment. Merci Eric.

  5. Super Eric, fort bien dit !
    Ah la la, le succès amène toujours son lot de grincheux et jaloux…
    Merci pour les références, je vais aller voir (Bruno Challard)
    Belle journée à toi
    Marjorie

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