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Autoédition | Quand les éléphants de l’édition paniquent | Auteurs littéraires et “informatifs” devraient s’entendre

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Elephants de l'édition VS  Edition numériqueOn aura beau progresser dans l’auto-édition et notamment grâce au numérique, il y aura toujours des pontes de l’édition prêts à sortir les millions pour tenter de se réapproprier le monopole dans le marché du livre, comme l’illustre cet article de Rue 89.

Ces éléphants – ou plutôt mammouths dans un futur proche – n’ont pas encore compris que quoi qu’ils fassent, rien ne saurait arrêter la progression d’un système qui laisse le libre choix aux lecteurs de juger par eux-mêmes si un bouquin mérite ou pas leur attention, comme le soulignait La Plume dans un des ses tous premiers articles.

Soi-disant pour faire face à la concurrence d’Amazon et d’Apple, ceux qui dans un passé proche encore méprisaient et boycottaient l’édition numérique, prennent tout simplement conscience que le marché leur échappe et que les auteurs peuvent très bien se passer d’eux.

Internautes: Pourquoi tant de haine ?

On peut lire deci delà sur le web dans des articles et des commentaires, les propos aussi méprisants qu’imbéciles de certains internautes paradoxalement réfractaires au progrès, et dont je préfère ne pas publier les liens ici. Des propos réducteurs – parfois à la limite de l’injure – à l’encontre des auto-éditeurs et auteurs indépendants.

En gros à en lire certains, nous serions de pauvres diables tentant de refourguer leurs manuscrits dont personne ne veut. D’abord, c’est faire peu de cas d’auteurs de tous horizons et de tous niveaux qui ont déjà réussi à séduire un lectorat plus ou moins large, et à l’évidence grandissant. Et puis la vérité – n’en déplaise à ceux par qui on habiterait encore dans des cavernes préhistoriques à pianoter sur un minitel, si on les avait écoutés – c’est que les auteurs indépendants sont tout simplement soit,

– Des écrivains ayant choisi de faire connaître directement leur oeuvres au public, s’affranchissant ainsi de la lourdeur des formalités imposées par les circuits classiques de publication

– Des auteurs en herbe qui ne donnent pas forcément dans la fiction mais peuvent publier de l’information dans le domaine d’expertise de leur choix, avec un accès gratuit ou à faible coût à des outils web performants et simples à utiliser, pour peu qu’on sache manipuler un ordinateur et bénéficier d’une connexion Internet.

Ecrivains littéraires et auteurs de contenu informatif | Démarche différente, mais combat commun

Comme mes amis Plumo’s le savent déjà donc, l’auto-édition permet aussi à quiconque veut faire un revenu tout en partageant son expertise, d’avoir une vitrine de choix en quelques clics. Vous aurez compris que j’évoque la publication de contenu informatif. On ne devrait pas avoir honte de cela même si certains écrivains littéraires qui sont pourtant dans le même bateau, montrent parfois du doigt ceux d’entres nous qui ont choisi de publier de l’information.

Sincèrement, je pense que ce type de “guéguerre” n’a pas lieu d’être dans la mesure où notre cible n’est de toute façon pas la même, et que donc nous ne marchons pas sur les plates-bandes les uns des autres avec au contraire une démarche commune, d’amener aux lecteurs de la valeur à de meilleures conditions pour eux que sur le marché classique.

Personnellement, j’ai autant de respect pour celui ou celle qui publie ses oeuvres littéraires sans s’embarrasser d’un éditeur pingre, que pour ceux qui évitent des heures de recherches aux internautes en regroupant des infos de valeur sur un même sujet dans un seul ebook à prix raisonnable, dans une société où le temps et l’argent sont des valeurs de plus en plus protégées.

Dans les deux cas donc, ça nous permet d’amener de la valeur directement au public à de meilleures conditions pour eux que dans le circuit traditionnel de  distribution, et puis c’est autant d’argent qui ne va pas dans les poches des grosses maisons d’édition.

Evidemment nous n’en sommes pas encore au même point que nos amis américains, chez qui on le sait le marché du numérique dépasse celui du papier, mais en attendant nous avons aussi l’opportunité désormais de toucher directement le public qui préfère les livres imprimés, grâce à CreateSpace.

Et puis si les gros éditeurs commencent à paniquer, c’est bien que quelque-chose se passe et que chez nous aussi bientôt, on préfèrera donner une infime partie de notre écot à l’écrivain indépendant qui nous fait voyager sans nous saigner à blanc, ou bien encore à la voisine qui publie ses recettes maison, que de payer un bouquin 12 à 20 € pièce pour financer la logistique, le personnel, le loyer et le train de vie d’éditeurs cupides, avec des miettes pour les auteurs.

Qu’en pensez-vous ?



      
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10 réponses à “Autoédition | Quand les éléphants de l’édition paniquent | Auteurs littéraires et “informatifs” devraient s’entendre”

  1. Paul says:

    Bonjour, plutôt d’accord avec l’article. C’est fatiguant de répondre sans arrêt sur l’aspect pratique, peu cher et donnant l’accès à de nouveaux auteurs de l’édition numérique … mais c’est notre croix, continuons à la porter.

    Concernant le retard sur les USA, d’après mon analyse c’est plutôt 3 ans si on regarde la part de marché en France … qui correspond aujourd’hui à 2009 aux US.
    Toutefois le marketing américain est différent, nous nous continuons à associer livre et culture (pas faux non plus) alors qu’eux voient livre et business.
    Paul

    • laplumeautonome says:

      Hey Paul ! Content que l’article t’ait plu : ) Welcome sur le blog. Plutôt d’accord avec ton raisonnement sur l’association livre/culture, et pour nos amis américains je pense plutôt qu’il font la même association sauf qu’ils ont la lucidité d’admettre que la culture est un biz aussi. Quant au retard évoqué je pense qu’il s’agissait pas du marché de l’auto-édition, mais du retard technologique car le Kindle existe depuis + de 5 ans.

      Friendly

      Eric – La Plume

  2. marcel says:

    Bonjour La Plume Autonome, inutile de perdre son temps avec ses dinosaures. Ils ne pourront pas lutter internet est bien trop fort ….)

    • laplumeautonome says:

      Hey Marcel !

      Wep, on n’arrête pas le progrès :- p

      Eric – La Plume

  3. Dominique says:

    Chers Éric et Adam,
    Les littéraires aiment rarement le marketing, même s’ils en comprennent la nécessité, aussi je continue de penser qu’il faudrait des agents littéraires s’occupant du marketing de leurs écrivains. Pourquoi pas dans l’avenir ? Avis aux amateurs !

    • laplumeautonome says:

      Hey Dominique !

      Merci pour ton commentaire, oui pourquoi pas ! En attendant, il peut être intéressant pour un auteur indépendant – même littéraire – d’absorber quelques notions simples de marketing car finalement c’est pas une science :) C’est en partie ce que La Plume Autonome essaie d’apporter à travers sa contribution: Permettre à un max d’auteurs-éditeurs indépendants d’aborder le marketing en ligne sous un meilleur angle 😉 Friendly

      Eric – La Plume

  4. Merci pour cet article sur l’état des lieux de l’édition.
    En effet, j’ai également constaté un grand nombre de commentaires très négatifs à l’encontre de l’auto-édition sur d’autres blogs.
    Perso, je ne réponds presque plus à ces propos tenus par des personnes, comme tu le cites, réfractaires à l’évolution de la société.
    Et puis, comme pour tout, il y a aura toujours des “d’accord” et des “pas d’accord” quelque soit le sujet.
    L’auto-édition ne doit plus avoir à se justifier. Nous connaissons son riche potentiel, et on a autre chose à faire pour canaliser notre temps et notre énergie. Continuons d’exploiter et d’améliorer l’auto-édition (nous sommes bien aidé par Amazon, qui était notre vitrine au dernier salon du livre à Francfort, bien que je ne suis pas en total accord avec la tarification Amazon), et prenons de l’avance sur ceux qui souhaiteraient encore écrire à la plume sur papyrus. On fera les comptes dans quelques années…
    Soyons ambitieux. Ce n’est pas 20 années de retard que nous avons sur les ricains dans l’édition, plutôt 5 je dirais. Vu la quantité de best-sellers auto-édités qui y sont régulièrement publiés, je me dis que les auteurs indépendants ont de beaux jours devant eux en France.
    A bientôt, Fred

    • laplumeautonome says:

      Hey Fred !

      Merci pour ton intervention, bonne observation :) @micalement

      Eric – La plume

  5. Encore une fois la plume autonome frappe fort :) Oui, je suis tout à fait d’accord que les auteurs auto-publiés de fiction et de l’informatif doivent s’unir pour gagner du terrain et avoir enfin la place qu’ils méritent dans le monde du livre, c’est claire et précis ! J’espère que le message soit bien perçu sinon on risque d’avoir encore une vingtaine d’années de retard par rapport à nos voisins américains ou même anglais et allemands !!! Bref, l’union fait la force !

    • laplumeautonome says:

      Hi Adam !

      Merci pour ton commentaire. Oh 20 ans pt être pas quand même lol je pense que l’écart se réduit mais y’a encore un peu de chemin à faire. Rien n’arrête le progrès de toute façon !

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