Twitter
LinkedIn
RSS

Christophe Trouslard: Encore un Plumo’s Best-Seller : o)

0
0
0
0
0
Ou copiez le lien

Surchauffe au paradis | Christophe Troulard sur AmazonHey les Plumo’s !

En ce beau mois de juin j’ai le plaisir d’avoir sur le blog un invité auteur en numérique dont j’apprécie particulièrement le style, la générosité et l’ouverture d’esprit.

Instituteur et trufficulteur à ses heures, Christophe Trouslard n’a pas hérité d’un tempérament d’acier par hasard puisqu’il est issu de la la belle région de Lorraine, berceau de la sidérurgie française.

Interviewé récemment par la plateforme d’édition numérique Amazon KDP il est l’auteur de Surchauffe au Paradis, une satire sociale très réussie dont il va nous en dire un peu plus ainsi que quelques mots sur son parcours, ce qui l’a conduit là et quelques observations intéressantes à retenir pour tout auteur numérique débutant comme avancé !

Interview de Christophe Trouslard, auteur indépendant

Eric Nicolas: Salut Christophe, merci à toi pour accorder cette interview au blog de La Plume, bienvenue chez toi !

Tu publies en numérique sur la plateforme KDP d’Amazon, tu es l’auteur de Surchauffe au paradis placé dans le Top100 d’Amazon Kindle, et qui t’a même valu une interview de KDP dans leur newsletter de mai 2013: Peux-tu nous en dire plus en quelques mots, sur le thème et l’histoire de ton book ?

Christophe Trouslard: “Surchauffe au paradis” retrace le cheminement et la conversion d’un homme, Saul Pomel, réparateur, qui réalise qu’il évolue dans une jolie commune plus soucieuse de son apparence que de sa santé morale et sociale. Ce trajet personnel, contraint par une succession d’incidents, le force à ouvrir les yeux sur la perversité ambiante, la tyrannie et l’injustice.

Mais il s’interroge aussi sur la misère que l’on cache et dont il est aisé de se servir… en faisant revivre l’esclavage par exemple. Au bout du chemin : la conviction que la pauvreté peut cacher des richesses fondamentales, un début de réponse à la question : qui, du tyran ou de l’homme libre, détient le plus grand pouvoir ?

Et enfin l’ouverture: comment, alors qu’on vient de se réveiller une bonne fois pour toutes, après des années de léthargie, se servir de sa nouvelle conscience ? Tragique, grave, trop sérieux ? Que nenni. L’humour est là pour aiguillonner l’optimisme.

E: Quelques mots sur toi, notamment de quel univers es-tu parti avant d’atterrir dans l’auto-édition ?

C: L’univers de la création. Sous toutes ses formes : plastique, gestuelle, dramatique, musicale… et puis professionnelle en tant qu’instituteur, qui, par sa fonction auprès des élèves, se doit d’être polyvalent. Je reste cependant convaincu qu’on ne se fait pas tout seul. J’ai eu des modèles dans la plupart des expressions que j’ai énumérées, certes, mais j’ai aussi baigné dans un climat familial très porteur, à la fois intellectuel et manuel.

E: Qu’est-ce qui t’a encouragé à franchir le pas pour t’auto-publier ?

C: Ta question en sous-entend une autre, préalable. Il a d’abord fallu franchir le pas de l’écriture. Ce n’est pas un acte innocent. Jusqu’à présent je me contentais de “coucher sur le papier”, vider mon ras-le-bol, garder en mémoire des trucs, des choses et des machins, dresser des projets, scénarios etc.

Mais il n’y avait pas vraiment une fin de partage en soi. Ce sont de vilains accidents de parcours qui, accumulés, ont déclenché le besoin d’écrire. C’était ça ou dire adieu… Pour moi, écrire c’est laisser une trace en étant réconcilié avec soi et les autres. C’est exister… et pour exister il faut être lu. 

Je ne pouvais donc pas me dire “J’ai écrit un livre ! Victoire !” Je devais en revanche dire  “J’ai édité le livre que j’ai écrit ! Première victoire. On a lu mon livre ! Deuxième victoire. On a critiqué mon livre ! Troisième victoire. Mon livre m’aide à vivre plus libre ! Quatrième victoire. » Dépendre d’un éditeur classique, c’est mettre toutes ces “victoires” en filigranne, contraint par des lignes éditoriales parfois obscures. L’auto-édition vient donc comme une véritable aubaine, une chance dont il faut profiter.

E: As-tu d’autres publications en ce moment ? A venir ?

C: “Surchauffe au paradis”, est le seul titre sur Amazon, décliné en deux tomes “Fièvres” et “Les Tyrans” ainsi que dans sa version intégrale. Je prépare la suite qui devrait sortir dans six ou huit mois. Mais j’ai d’autres projets encore.

E: Qu’est-ce qui t’attire le plus dans l’édition numérique en tant qu’activité ?

C: Trois choses, en fait. Un moteur pour créer et aller de l’avant, le contrôle de ma production et l’interactivité. Rien n’est figé. Je peux faire des erreurs d’appréciation, me tromper de prix, de résumé, de couverture mais je peux rectifier. Si les ventes chutent, je cherche à comprendre, je me renseigne, je demande de l’aide, n’importe quoi, du moment que rien ne se sclérose.

Enfin, je ne me sens pas bridé par le type d’ebook à publier, ni le nombre. Quant à l’interactivité, le fait d’être en contact direct avec les lecteurs est vraiment sympathique. Je souhaiterais parfois plus de commentaires mais il est intéressant de saisir les différentes façons qu’ils ont d’appréhender mon livre.

Par ailleurs, moi qui ai horreur de l’élitisme, je suis amené à partager avec des auteurs qui comme moi vivent la même expérience ou qui sont plus avancés, sans avoir l’impression de marcher dans des chasses gardées.

E: A part l’écriture, quelles sont tes occupations ?

C: La création de spectacles de marionnettes, la pêche, la musique, le bricolage, la trufficulture.

E: As-tu rencontré quelques difficultés avant de t’auto-publier ? Si oui lesquelles ?

C: Crise de foi. Cela procède du reste. Il a fallu un sérieux travail de fond pour croire suffisamment en moi et considérer que mon cerveau lui-même n’était pas une page blanche. Une fois le synopsis dressé, signe que les choses s’organisaient en moi, et les premières pages rédigées, les choses se sont enchaînées.

E: Quels sont tes projets à plus long-terme dans l’auto-édition, tes rêves ?

C: En vivre. Je suis proche de la retraite. Mais, à vrai dire, je me place dans la situation d’un instituteur en pleine reconversion. Plus j’avance, plus j’ai l’impression d’avoir des choses à dire donc à écrire. Si je parvenais, avec ma compagne, à voir le Sahara, le Cambodge, le Pérou, grâce à quelques livres, j’appellerais ça de la magie. Un livre… Un voyage.

E: Autrement dit transformer tes rêves en objectifs, voilà une bonne approche ! Y-a-t-il une formation, un training particulier… Que tu recommanderais aux lecteurs du blogs et auteurs, débutants comme  plus avancés, pour mieux se lancer et réussir dans l’auto-édition ?

C: Lire et, autant que faire se peut, se rapprocher des gens positifs (Note d’Eric: Très bonne démarche, j’ajouterais même “s’éloigner le + possible des gens trop négatifs” – lol)

Ecrire peut être un défi que l’on s’impose, avec toutes les contraintes qu’il suppose, mais c’est aussi un acte généreux que les gens enthousiastes savent encourager. Dresser un plan, un synopsis. Il favorise le maintien sur un axe. 

Etre le plus informé possible sur le sujet traité. Ne rien laisser au hasard. Si à la lecture de son propre chapitre, on s’ennuie, halte ! Il faut reprendre. Ne pas vouloir à tout prix faire du “vulgaire” parce que c’est “tendance”. Tout en étant abordable, il n’y a rien de mal à peaufiner son style et soigner son vocabulaire sans être ringard pour autant.

Soigner l’orthographe. Un allié de poids : le correcteur “Antidote” Il épluche le texte, possède plusieurs dictionnaires. Si possible, se rapprocher d’une personne bienveillante à qui “donner à lire” Son regard est parfois plus analytique et objectif.  S’imposer une énorme réflexion sur le titre, sa pertinence, son évocation et sur la couverture qui s’y associe.

Enfin, la dimension marketing. Ne pas hésiter à consulter quelqu’un qui s’y connaît. Acheter des ebooks sur le sujet. Tout ceci est abordé plus en détails dans la formation KBS  que j’ai suivie, riche et génératrice d’enthousiasme.

E: Y-a-t-il quelque chose que tu aimerais ajouter pour les Plumo’s ?

C: Il peut y avoir des auteurs jaloux du succès d’autres qu’eux. Il se peut que certains se sentent supérieurs au point de mépriser ceux qui se lancent parce qu’ils s’imaginent être de vieux briscards de la culture. Mon avis est qu’un auteur a tout à gagner à se montrer humble et sincère. Et abordable. Et cela, je l’ai trouvé dans la communauté des “Plumo’s”.

E: Merci pour ta participation et pour cette belle conclusion, les Plumo’s apprécieront ; o)

Le Best-Seller Amazon Kindle  Surchauffe au Paradis est disponible sur ce lien (non-affilié) à tout petit prix.

Le séminaire KBS que Christophe a suivi et que je recommande aussi car il est particulièrement puissant, se trouve ici, et la pour le compléter avec des astuces très utiles et quelques tutos gratuits en vidéo, la news gratuite “Secrets d’auto-édition” est par ici  ; o)

Des commentaires, des questions ? @ vos plumes ; )

Eric – La Plume



      
0
0
0
0
0
Ou copiez le lien
Tags:,,,,,,,,

3 réponses à “Christophe Trouslard: Encore un Plumo’s Best-Seller : o)”

  1. Fred says:

    Merci Eric pour cette interview et bravo Christophe pour ton parcours !

    Voici un témoignage très intéressant d’un auteur auto-édité classé depuis de nombreuses semaines dans le Top100 du Kindle. Ce qui prouve bien que l’autoédition, ça marche !

    Bien sûr, des règles sont à respecter, comme l’a bien mentionné Christophe, à savoir une couverture professionnelle, un texte dénué de fautes de français, un contenu original qui apporte une plus-value pour les lecteurs, une stratégie promotionnelle… et le groupe des Plumo’s pour échanger des conseils, avis, critiques constructives…

    Encore bravo à toi Christophe, on a hâte de lire la suite que tu prépares.

    Fred

    • Christophe says:

      Merci à toi Fred.
      Christophe

      • Niloes says:

        Est-ce qu’il y aurait un moyen pour entrer en contact directement avec l’auteur?

Déposez un commentaire

*