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Pour être heureux lisez, buvez du café et… Publiez ! | Interview d’Agnès Martin-Lugand

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Agnes Martin-Lugand: Les gens heureux lisent et boivent du caféHey les Plumo’s !

Aujourd’hui j’ai le privilège de m’entretenir avec quelqu’un que je qualifierais d’exemple brillant pour notre communauté d’auteurs indépendants: Agnès Martin-Lugand, auteur du fameux roman à succès Les gens heureux lisent et boivent du café qui ne décroche pas du Top10 d’Amazon Kindle depuis quelques mois.

Assistée de Laurent Bettoni – un autre auteur indépendant que j’apprécie également et salue au passage – puis d’un soutien grandissant de ses lecteurs et de la communauté des auteurs indépendants, elle a su s’imposer allant jusqu’à séduire un des plus grands éditeurs français, ce qui est un exploit quand on connaît l’approche de ces derniers par rapport à l’édition numérique comme je le soulignais dans cet article du blog.

Dans cette interview accordée à La Plume, elle nous dévoile ce qui l’a menée jusque là et comment elle y est arrivée.

Interview d’Agnès Martin-Lugand, auteur indépendante

Eric Nicolas: Bonjour Agnès, et bienvenue chez toi sur le blog de La Plume ; ) Tu es l’auteur du Best-Seller Les gens heureux lisent et boivent du café qui cartonne littéralement sur Amazon depuis un moment déjà, et tu as su séduire une grande maison d’édition tout en gardant ton indépendance: Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi et sur ce qui t’as donné l’idée de te lancer dans l’auto-édition ?

Agnès Martin-LugandBonjour Eric, merci à toi de m’accueillir. Je suis psychologue clinicienne de formation. Je me suis lancée dans l’écriture de ce roman il y a près de 3 ans. Après l’avoir travaillé en solo une petite année, j’ai ressenti le besoin d’avoir le regard d’un professionnel, une critique objective de mon travail.

J’ai eu la chance de rencontrer Laurent Bettoni. Il m’a proposé un accompagnement littéraire. Durant plusieurs mois, j’ai retravaillé mon texte, restructuré mon histoire… Grâce à ce travail et à Laurent, j’ai trouvé mon style. Ensuite, après de refus « encourageants » de deux maisons d’édition, j’ai retravaillé mon texte une dernière fois.

Et là, j’ai dit stop ! J’allais me passer d’une maison d’édition. L’exemple de Laurent en tant qu’auteur indépendant, ne pouvait que me donner cette idée aussi !

E: Excellente initiative en effet ! Peux-tu nous dire quelques mots à propos de ton roman ?

ADans “Les gens heureux lisent et boivent du café”, nous rencontrons Diane, elle a 32 ans, et a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Depuis, elle vit enfermée entre ses quatre murs. En souvenir de son mari et pour fuir son quotidien, elle part vivre en Irlande. Il est question du deuil, de la reconstruction, et de la vie qui continue malgré tout autour d’elle, et qui va la bousculer peut-être pour son plus grand bien…

E: Qu’est-ce qui t’inspire et te motive dans l’activité d’auteur indépendant ?

AAu moment où je prends ma décision de me lancer en auteur indépendante, je me dis que je vais pouvoir assumer mon écriture et mon travail des dernières années, et je me dis que c’est l’occasion pour moi de proposer aux lecteurs une rencontre autour de l’histoire de Diane. Ensuite, j’ai aimé mener ma barque, démarcher les journalistes, suivre les ventes, les classements (ça virait à l’obsession).

Malgré ce qui m’est arrivé par la suite [Précision d'Eric: Les éditions Michel Lafon ont proposé et amorcé une collaboration avec Agnès], la finalité n’était pas de me faire repérer par une maison d’édition, loin de là. Finalement, c’était l’opportunité de savoir si je pouvais me considérer comme auteur.

Aujourd’hui, mon parcours en tant qu’indépendante reste une expérience très riche, qui m’a beaucoup appris sur moi-même. Et lorsqu’on en passe par cette case, on sait que ce sont les lecteurs qui nous font.

E: C’est tellement vrai ! As-tu rencontré  quelques difficultés en te lançant dans l’aventure en solo ? (Si oui, lesquelles et comment les as-tu surmontées ?)

ATout a roulé avec seulement quelques difficultés minimes… Dont j’ai eu la chance qu’elles ne restent jamais bien longtemps du côté difficile de la force ! Laurent m’a guidé dans cette aventure avec ses connaissances, son expérience. J’ai pris ça comme un apprentissage supplémentaire, le moyen de toucher à tout. 

E: Quel est l’impact de cette fulgurante ascension dans ta vie ?

AJ’essaye de partir du principe que ma vie quotidienne n’a pas changé. Après, j’ai la chance extraordinaire d’assister à la vie de mon roman, et ça, c’est magique. Avoir des lecteurs qui me contactent pour me parler de mes personnages, de mon style, de leur ressenti, c’est juste très précieux. J’ai le vertige à certains moments, je ne vais pas te mentir, mais je profite au maximum de l’aventure merveilleuse que je vis depuis 6 mois.

E: T’as raison il faut en profiter ! Ta collaboration avec une maison d’édition t’impose-t-elle de renoncer à certaines libertés par rapport au statut indépendant ?

AÉvidemment lorsqu’on signe avec une maison d’édition, on ne peut pas tout avoir. Au moment de la signature du contrat, j’avais exigé que l’on conserve le titre, la couverture, et surtout et bien sûr mon texte, mon histoire, ils ont dit oui. Jusque là, nous travaillons en bonne intelligence. C’est aussi la première fois qu’ils signent un indépendant.

Nous communiquons beaucoup, ils me tiennent informée de tout ce qu’ils mettent en place autour du roman. Maintenant, me reste à découvrir le travail que nous effectuerons pour mon second roman signé chez eux. Je suis plus que satisfaite de ma situation. De quel droit pourrais-je plaindre ? Le roman a été acheté par 18 pays, et les droits d’adaptation ciné ont été vendus aussi.

E: Waouh bravo !! Un beau pied de nez à ceux qui pensent encore qu’il n’y a pas d’avenir pour ceux qui se lancent en indépendant ! Quelles recommandations pourrais-tu donner à un auteur indépendant qui démarre tout juste son activité ?

ASe faire entourer ! Ne pas hésiter à faire appel à un professionnel ou une communauté. Certes cela demande du temps et peut aussi demander d’investir mais le jeu en vaut la chandelle. Je n’en serais pas là si je n’avais pas pris cette décision, suivi l’accompagnement littéraire ni demandé à Laurent d’être là pour le lancement du roman en indépendant.

Quitte à faire le job, à proposer son texte aux lecteurs, il faut le faire professionnellement, correctement. C’est une façon de prouver sa valeur en tant qu’auteur.

E: Voilà de bons conseils, merci ! Les Plumo’s apprécieront ; ) Sans dévoiler trop de détails, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton prochain book ?

AC’est un roman (rires). Non, sérieusement, je n’en dévoile pas plus pour le moment, si ce n’est que ce n’est pas la suite des “Gens heureux”

E: Il faut savoir garder une part de mystère ;) D’autres projets pour le futur ?

AL’écriture de mon second roman comme je le disais à l’instant. Ensuite, j’espère le troisième, le quatrième… et ainsi de suite. Au mois d’octobre, je participerais au lancement du nouveau recueil photos de Paolo Pizzimenti, photographe de la couverture des Gens. Il m’a fait l’immense honneur de me demander d’écrire la préface de son livre “Paris Insolite, instantanés de poésie urbaine”.

E: Excellent ! Y-a-t-il quelque chose que tu aimerais ajouter pour les Plumo’s ?

AOui, qu’il ne faut jamais renoncer à ses rêves et que les efforts et le travail finissent tjrs par payer. L’auto-édition, c’est aussi une formidable opportunité d’assumer son travail d’écriture ! Et… Merci encore pour ce passage chez les Plumo’s. 

E: Un grand merci à toi pour ton partage et ta générosité. Tous nos vœux de succès pour la suite !

Le Best-Seller Amazon Kindle  Les gens heureux lisent et boivent du café est disponible sur ce lien (non-affilié).

Pour ceux et celles d’entre vous qui n’ont pas encore rejoint une communauté de soutien, la news gratuite “Secrets d’auto-édition” est par ici  ; o)

Des commentaires, des questions ? @ vos plumes ; )

Eric – La Plume



      
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Une réponse à “Pour être heureux lisez, buvez du café et… Publiez ! | Interview d’Agnès Martin-Lugand”

  1. Jérémie says:

    Bonsoir Eric et bonsoir Agnès,
    Très intéressante cette interview et je trouve que le succès d’Agnès est hautement inspirant ;-) J’avais déjà lu une de ses interviewes, mais je ne savais pas pour les éditions Michel Lafon ni l’adaptation au cinéma… Bravo !
    C’est sûr qu’être bien entouré est important, ce serait dommage de se donner autant de mal à écrire un roman si c’est pour ensuite mal le commercialiser ou ne pas lui donner toutes ses chances.
    Agnès, je te souhaite encore beaucoup de réussite !
    Jérémie

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